Atelier des basculements

  • 27/02/24
  • 29/02/24
  • 01/03/24

Accrochage : Thierry Fournier, Lacunes, mardi 27 février, 18h30-19h30 

En présence de Thomas Gendre, artiste, étudiant d’Aix-Marseille Université et assistant du projet. 

Lacunes est une série d’images 3D, impressions à l’échelle 1 :1 et films, créées à partir de photogrammétries 3D de fleurs et de végétaux. L’impossibilité de ce dispositif à restituer complètement les végétaux captés génère des manques et des interpolations formelles : un geste pictural émerge alors, à partir des limites de l’algorithme pour représenter le réel. Toutes les fleurs proviennent du même jardin, imagées au fur et à mesure de leurs floraisons. Lacunes est une des premières œuvres liées au projet Commune présence.

Rencontres et discussions le jeudi 29 février de 9h à 16h, en galerie Turbulence, dans le cadre du projet Commune présence avec quatre artistes invité·es par Thierry Fournier (en visioconférence) autour des relations spécifiques qu’elles et ils ont créé avec leurs milieux et les définitions qu’elles et ils en proposent : Fanny Terno, Thomas Vauthier, Marianne Villière, Juliette Fontaine.

9h-10h30 : Fanny Terno et Thomas Vauthier, artistes et chercheureuses français·es développent une pratique collaborative sous le nom de Disconoma depuis 2016. Que l’on pourrait définir comme « au milieu », à la fois de leurs sensibilités respectives, des cultures (française et japonaise), des médiums (de l’installation à l’image, en passant par la performance). Ensemble, iels explorent le potentiel de l’art comme outil de revitalisation, sociale et environnementale. À cette fin, iels produisent des documentaires (photographiques et sculpturaux), des événements collaboratifs, construisent des dispositifs spatiaux et animent des espaces d’art alternatifs. Iels développent également une pratique discursive, au sein de doctorat de recherche par l’art, menés entre la France (Aix-Marseille Université, l’École Nationale de la Photographie d’Arles) et le Japon (Université des Arts de Kyoto, avec le soutien du gouvernement japonais MEXT).

11h-12h30 : Juliette Fontaine et Thierry Fournier, présentation du projet Commune Présence. Juliette Fontaine est artiste, autrice et curatrice, elle dirige également le Capa – Centre d’arts plastiques d’Aubervilliers. Créé en 2023 et animé par Juliette Fontaine et Thierry Fournier, le projet Commune présence inaugure une expérience de création, expériences, résidences et expositions dans un lieu rural du Perche.Il vise à déployer une pratique artistique et critique en relation étroite avec son milieu : végétal, animal, minéral, humain et social. Pour sa première année, Commune présence a donné lieu à un travail sur la biodiversité de son propre lieu, les œuvres Le Dessin Horizon et Lacunes, ainsi que ce premier cycle d’entretiens avec des artistes partageant des préoccupations analogues.

14h-15h30 : Marianne Villière, artiste dont la pratique se caractérise notamment par des protocoles d’action situées, dans le cadre de performances et d’œuvres plastiques. Après un Master à l’ENSAD de Nancy, elle est diplômée du Master CCC – théorie critique à la HEAD de Genève et obtient le prix Gianni Motti. Dans l’espace commun, sa démarche cherche des points de bascule de manière à : inverser des rapports de forces – rendre perceptibles les marges et/ou la biodiversité. Cela l’engage dans des compositions de situations contextuelles et éphémères. Ses interventions proposent une lecture à double tranchant, semblant drôles voire superficielles, pour ensuite faire face avec brutalité.

Conférence : Marianne de Cambiaire & Jean-Michel Durafour, Cinéma posthumain ?, vendredi 1er mars, 16h30-18h30

Qu’est-ce qu’un cinéma posthumain ? S’agit-il d’un cinéma qui rêve de cyborgs et d’intelligence artificielle ? ou bien, pourrait-on imaginer que le posthumain se loge en d’autres endroits, par exemple dans une certaine conception du montage ? À partir d’une réinterprétation de la notion de posthumain, nous analyserons quelques exemples cinématographiques tirés des œuvres de Michelangelo Frammartino et Apichatpong Weerasethakul, et proposerons, en revenant sur l’histoire du cinéma, de discuter d’une éventuelle vocation posthumaine du dispositif cinématographique.